Ne changeons pas des habitudes et commençons par le commencement.

Ne changeons pas des habitudes et commençons par le commencement.
"Salut ça va?"

On sait tous comment les blogs de fiction commence. Par une présentation de l'auteur avec un long blabla qui ne sert absolument à rien, sinon inciter vos esprits à lire ce qui suit. On vous conditionne, on fait semblant d'être gentil et drôle pour que vous ayez une bonne opinion et que vous pensiez être trop open pour lire.
On sait tous comment ça marche, et pourtant on se laisse tous prendre au truc.
Bref.

On m'appelle n'Ema, j'ai seize ans et je suis en première L depuis presque une semaine.
Je suis amoureuse de mon chat (Le premier qui sort que je suis zoophile que lui fait bouffer son clavier par le cul.) et à ce qu'il parraît, j'suis bizarre.

Et là, la technique "jesuisgentilleetpoliepourquevouslisiez" tombe à l'eau.
En mode hypocrisie-manupulatrice ça donne :

Bonjouuuur moi c'est n'Ema, j'ai seize ans et je viens d'entrer en première L. J'aime mes amis, ma famille, écrire, lire, mon chat, ma télé, mes chaussettes... J'ai un caractère très spécial mais je ne m'en tiens pas rigueur hihi. J'espère qu'on va bien s'enteeeeendre. Bonne lectuuuuure et bonne viiiie.

^^'

On va quand même passer un bon moment. J'espère.

__

(Je réponds aux commentaires par commentaire.)

__

WARNING :

----------------------• Présence de scènes plus ou moins violentes.
----------------------• Fiction basée sur un couple homosexuel et incestueux.
----------------------• Le pays de Candy c'est dans l'autre sens, pas de bisous câlins ----------------------------------------et bisounours ici.

----------------------• Homophobes - OUT
----------------------• Rageux - OUT
----------------------• Etroits d'esprit - OUT



Votre n'Ema.

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 14:24

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 07:57

Oh Oui Oh Oui.

Oh Oui Oh Oui.

Sur cet article seront regroupés les personnes qui souhaitent être prévenu de l'arrivée des OS.

Ne me demandez pas de vous prévenir si vous savez que vous ne viendrez pas, je n'ai pas de temps à perdre.

Merci.


Veulent être prévenu :



-Mei - J'te préviens par MSN chérie XD
-nam3liia

-Verloren-bei-der-Nacht
-L0ve-pr0ductiion---x3
-xUnSEr--TrAuMx

-Geliebte-unverstanden
-un-triste-avenir
-twins-zeste
-MK-A-and-T-B
-Aly j'te préviens sur msn aussi =D


# Posté le samedi 08 décembre 2007 07:09

Modifié le samedi 06 septembre 2008 15:34

One Shot Premier.

One Shot Premier.
Hellow hellow!
C'est les vacances
Et pour fêter ça...

Le premier OS.

[ WARNING : Si vous n'aimez pas les scènes de viol et de maltraitance, ne lisez paaas! Vous voilà prévenus! Avant que j'oublie, cet OS est dépourvu d'amour ]

Bonne lecture!



I can't escape this hell

Je le cherche parmi cette foule en délire qui s'est précipitée sur nous. Ses cheveux corbeau en épis se distinguent parfaitement de toutes ses petites blondes pseudo-emo . Il sourit, encore et toujours, ce vieux sourire pour magazine qui lui colle au visage de jour comme de nuit, devant les journalistes, les photographes, les fans, le groupe, moi. J'ai plus le droit aux vrais sourires de Bill. Maintenant c'est un pantin, qui marche quand on lui ordonne, qui parle quand on lui demande, qui prend des poses digne des créatures sorties tout droit d'un Play-boy. Et quand on le lui dit, il n'écoute pas. Nan parce que Bill Kaulitz n'écoute que lui, c'est le meilleur, c'est le plus fort, il a toujours raison.

So many times I've tried

Il n'est en aucun cas un être supérieur, quand est-ce qu'il le comprendra?! J'vais lui dire, encore, et encore, jusqu'à ce qu'il comprenne! Il n'est pas supérieur, personne n'est supérieur! Ca finira bien par rentrer dans sa p'tite tête... On me pousse derrière. Je me retourne et croise le regard de Georg qui me dit d'avancer plus vite. Plus vite, plus vite?! J'vais pas risquer de faire tomber ces pauvres petites juste pour aller plus vite! Si? C'est tellement tentant, de leur faire du mal, gratuitement, juste pour aller plus vite, et juste pour voir comment elles réagiraient toutes. Un sourire malsain se dessine sur mon visage alors que j'imagine la scène. Du sang, des blessés, et peut être même des morts. Et lui qui est devant, tomberait-il? Est-ce qu'il se ferait mal? Est-ce que ça le ferait retomber ne serait-ce que quelques minutes sur Terre, de tomber là, devant tout le monde, qu'il voit le monde d'en bas, qu'il soit en danger ...inférieur?

But I'm still caged inside

Je réalise. Pourquoi j'ai pensé, pourquoi j'ai osé penser à ça? Pourquoi tout à coup, j'ai voulu, que mon frère, mon p'tit frère soit en danger? Pourquoi j'ai voulu lui faire du mal? C'est tellement pas moi, de vouloir du mal aux gens. Georg me pousse encore. Je me retourne pour lui faire face et lui dit entre quatre yeux que j'peux pas avancer plus vite sous peine de causer un mouvement de foule. Il hausse les épaules et me dit que de toute façon, si moi je n'avançais pas, lui le ferait quand même. Je souffle et me retourne. Ca peut pas causer autant de dommages que ça, de pousser une personne. Et puis de toute façon, si je n'le fais pas, j'arriverais pas jusqu'au van. Je commence à pousser, tout doucement, et j'avance d'un pas, ou deux. La fille devant moi, une brune, se retourne et me sourit de toutes ses dents. Je la regarde sans la regarder. Ca la fait sourire, que j'la pousse?! J'avance encore, un peu, et déjà j'entends les plaintes de certaines qui supplient d'arrêter de pousser. Et elle sourit encore. Encore et toujours. D'un sourire débile en plus. Elle m'énerve. Je la regarde droit dans les yeux et pousse encore, j'veux voir jusqu'à quand elle compte me sourire! Elle ne s'arrête pas, alors que derrière elle les autres sautillent sur un pied pour tenir debout, et que d'autres encore sont déjà plaqués sur le van. Mais elle sourit. Alors tant qu'elle sourira, je pousserai.

Somebody get me through this nightmare

Son sourire me donne la gerbe. Elles hurlent toutes, mais pas elle. Elle en rit presque, que je la pousse. Georg me tire le bras en arrière et me regarde gravement. Quoi? C'est pas lui qui voulait que j'avance? Je regarde ses lèvres remuer, il dit quelque chose, mais je n'entend pas. J'entends des cris, des pleures même. Il me hurle dessus, mais je ne me réveille pas de cette transe étrange. Je les entend souffrir, et ça me fait sourire, presque autant que cette brune. Il me pousse l'épaule, me secoue un peu. Et je capte finalement. Il me dit que Bill est plaqué contre le van, que je n'étais pas censé pousser tout le monde, juste me faufiler. Je hausse les épaules. Bill est contre le van, tant mieux. Est-ce qu'il sourit toujours maintenant que ses jambes ne le tiennent plus, qu'il est compressé entre une horde de fans hystériques et paniqués, et les portes du van qui ne s'ouvriront sûrement pas avant une dizaine de minute. C'est en moi, ça me fait plaisir, de l'imaginer en train de souffrir, de l'imaginer agoniser, les larmes aux yeux. Peut être même qu'il prend des mauvais coups, qu'il saigne...

I can't control myself

Je me retourne dans sa direction, c'est bien ce que je pensais. Il essaye de se dégager comme il peut, et il y arrive. Toujours ce vieux sourire aux lèvres. Et ce qu'il peut m'énerver, à toujours trouver une issue à tout! Une question gênante? Il répondra à côté. Une photo ratée? Il la fera retoucher. Une rumeur compromettante? Il mettra tout en oeuvre pour prouver que c'est faux. Et il réussira toujours à ce que tout le monde croit. Mais croire quoi? Qu'il est parfait? Nan, il est surfait! Non Bill tu n'es pas un surhumain. Tu n'es pas supérieur! Regarde!
Je prend de l'élan et pousse encore plus fort la foule. Je me jette dedans, en riant. Je ris parce que j'ai entendu Bill crier. Et que ça, ça fait du bien. Hurle comme le pauvre humain que tu es Bill. Il ne sourit plus, elle non plus. Elle me regarde, presque choquée. Et alors? Je pousse encore la foule mais une main m'attrape. J'ai à peine cligner des yeux que je me retrouve dans le van avec Saki. Il était bien temps qu'il intervienne lui! On est bientôt rejoint par Gustav qui hurle des trucs que je ne saisit pas. Nan j'suis aveuglé par ma victoire ...Et quelle victoire? J'ai enlevé à Bill son sourire hypocrite, je l'ai mis à nu devant tout le monde. Tout le monde l'a bien vu, que Bill était comme tout le monde, qu'il était humain, qu'il était faible.

So what if you can see
The darkest side of me


Bill et Gustav entrent à leur tour dans le van. Il pleure, et moi je souris. Fier de moi, trop fier peut être. Georg vient de me donner un méchant coup de poing sur l'épaule. Je le regarde, sans comprendre. Doucement je reviens à la réalité. Saki a sorti la trousse de secours, cette trousse que nous n'avons jamais prit la peine d'utiliser. Je le regarde faire. Toujours entre la réalité, et ma réalité. Ils me crient tous dessus. J'entends des "t'es complètement fou", "on aurait pût mourir", "tu les as mis en danger autant que nous". Bien sûr j'entends. Comprendre, c'est autre chose. Je ne pense qu'à une chose, ne me remémore qu'un seul moment. Celui où Bill à crier comme jamais. Au final, il est pas si coincé que ça. Ca ne m'aurait même pas étonné si il avait retenu ce cri.

No one will ever change this animal I have become

Une fois que Bill est soigné, il se tourne vers moi, les larmes aux yeux. Je jubile. Il pleure, enfin. Et la seule phrase qui parvient à franchir la barrière de mes lèvres, ce n'est pas pour m'excuser, nan. Je l'enfonce encore plus dans son mal être. "Alors, tu souris plus Bill?". Il se précipite sur moi et me giffle violemment. Si violemment que ma tête heurte la fenêtre où les fans sont encore agglutinés. La plupart sont en larmes. Mais c'est pas elles qui devaient pleurer!

Help me believe
It's not the real me


Je me retourne vers eux. Tout ces regards accusateurs qui me sont adressés ...je prends conscience. J'ai fait du mal. Mais ...je voulait pas! Nan je voulais pas leur faire du mal. Je voulais juste que ...Qu'est-ce que je voulais? Je n'sais même pas. Je les regarde un par un. Personne ne semble me comprendre. C'était pas moi, vous me connaissez pourtant! Je n'suis pas capable de faire du mal gratuitement ...sauf peut être à Bill...

Somebody help me tame this animal...

Je ferme les yeux, je ne supporte pas de les voir me regarder comme ça. Je me braque, me renferme. Je n'veux pas entendre les reproches, je n'veux plus entendre les cris dehors, je veux juste m'allonger, et ne plus rien faire, ne plus penser à rien, ne plus voir personne, ne plus le voir. C'est de sa faute. Tout est entièrement de sa faute. J'ai pas sût me contrôler, à cause de lui. C'est à cause de son sourire, à cause de ses airs de péteux. Nan rien n'est de ma faute, je n'ai rien à me reprocher, et si ils ne comprennent pas, alors tant pis pour eux. Moi je sais la vérité, je connais le coupable. On m'a poussé à faire ça, tout simplement. C'était pas moi... Si je n'suis pas coupable, alors pourquoi j'ai envie de leur hurler de me pardonner? Pourquoi j'ai envie de me mettre à genoux pour qu'ils oublient? Pourquoi j'regrette?...Aidez-moi...

I can't escape myself

Deux semaines ont passées depuis. Chaque jours je regrette un peu plus. Je crois. Il m'a dit qu'il me pardonnait, qu'on avait tous nos moments de pétage de plombs. Qu'il comprenait. Tu comprends rien, parce que si tu comprenais, tu arrêterais avec tes sourires pas crédibles, tu arrêterais de parler pour ne rien dire, tu arrêterais de faire comme si tout allait bien. Tu arrêterais d'être Bill Kaulitz Superstar. Tu redeviendrais Bill Kaulitz mon frère, mon jumeau. Et tu me pousserais pas à bout!

So many times I've lied

J't'ai trop longtemps laissé faire. Tu me dominais presque. J'ai bien dit presque. J't'ai regardé grandir, te faire un look sans rien dire, j't'ai regarder te transformer en bête curieuse, sans rien dire, j't'ai regardé prendre des manies de starlette, sans rien dire, regardé frimer, sans rien dire, sourire...sans rien dire. J'aurais pût continuer à ne rien dire Bill, mais tu m'as accordé le même sourire que tu accordes à tout le monde. Depuis quand je fais partie de "tout le monde" . Depuis quand tu agis avec moi comme tu agis avec eux? Depuis quand j'ai mérité de ne plus être unique pour toi. Pourquoi tu n'enlèves pas ce masque d"hypocrisie, de supériorité quand tu es avec moi? Pourquoi tu redeviens pas toi? Pourquoi j'te l'ai pas dit plus tôt? Comment j'vais faire pour que tu me respectes maintenant?!

But there's still rage inside

Tu me parles. Je t'écoute à moitié. Tes paroles, j'm'en balance. Je prête attention à la moindre intonation de ta voix. Je te dévisage, je te scrute. Et tu ne vois rien, parce que tu ne prends même pas la peine de me regarder quand tu me parles. Tu fais comme avec eux. Et tu chantes tes paroles, comme si tu répondait à un journaliste, tu plisses les yeux, comme si tu réfléchissait, tu remues ta main, comme une diva. Et tu m'énerves. Tu n'es plus toi. Tu m'énerves. J'ai envie de te frapper, que tu pleures, que tu me supplies d'arrêter, que tu crèves.

Somebody get me through this nightmare

J'ai peur de ce que je viens de penser. Tu monologues toujours, tu n'as pas vu que je m'enfuyais le plus loin possible. J'y suis presque arrivé, j'ai presque réussit à t'échapper. J'ai presque réussit à ne plus t'entendre. Je suis presque devant la porte, celle qui me calmera totalement. Loin de toi. Nan pas de toi, de lui. Mais il a fallut que cette voix me stoppe, en m'appelant. J'ai continué, j'y étais presque, mais elle appelait toujours. Et j'en pouvais plus.

I can't control myself

Je stoppe tout mouvement, mais ne me retourne pas. Il ne faut pas que je le vois. Sinon, je n'pourrais plus rien contrôler. Je ne pourrais pas calmer mes pulsions meurtrières. Alors je continue d'avancer, ouvre la porte à la volée et la referme brutalement. Sauvé. Je me suis sauvé. Et je l'ai sauvé par la même occasion.

So what if you can see
The darkest side of me


Derrière la porte, dans le noir. J'attends, j'attends que ça aille mieux pour enfin sortir. Mais j'entends. Je t'entends. Tu marches, lentement mais sûrement jusqu'à cette putain de porte. Tu t'arrêtes et ta voix fluette demande ce qui me prend. Qu'est-ce qui me prend? Si seulement je savais. Si seulement j'avais une raison à te donner. Mais ...j'en ai! J'en ai des raisons, par milliers! Tu fais ce qu'il ne fallait pas faire, tu entres, tu m'appelles, comme tu appellerais tout ces gens qui se mettent en quatre pour toi, pour te satisfaire. Mais merde! Comment te faire comprendre! Tu ne domines pas le monde! Tu ne contrôles pas tout le monde! Je te hurle de la fermer, mais tu continues. Tu aggraves ton cas en me disant que je n'ai pas le droit de te parler comme ça. Mais toi, as-tu seulement le droit de me parler, le droit de me regarder, de me connaître, de partager ma vie? As-tu le droit d'avoir tant de succès, as-tu le droit d'en profiter, as-tu le droit de tous nous traiter comme des sous merdes, as-tu le droit de te moquer de nous comme ça, as-tu le droit de prétendre être supérieur?! Je ne réfléchis pas, je te saute dessus. Tu cries, et j'aime t'entendre crier. Tu te débats, mais ça ne fait que me réjouir, c'est un bon prétexte pour te cogner. Alors je frappe, encore et encore. Même dans le noir, je vois tes yeux pleins d'incompréhension et de tristesse, de peur. Vois-tu les miens? Remplis d'excitation, de joie, de perversité? Vois-tu comme j'aime, moi aussi, t'être supérieur, comme j'aime te dominer?

No one will ever change this animal I have become

Je prends plaisir à te faire toujours plus mal. Dieu seul sait dans quel état tu ressortiras de cette pièce. Tu hurles toujours plus fort à chaque coups, mais ça ne suffit pas. Il faut que tu pleures. Je te mords dans le cou, comme le ferait une bête sauvage qui attaque sa proie. Oui aujourd'hui Bill, tu es ma proie. Je ne tarde pas à sentir ce goût ferreux mais ô combien goûteux sur ma langue. Tu cries encore plus fort, tu attises mon envie, je te croque, je te mange. Et tu pleures, tu pleures enfin. Tes larmes viennent mouiller mon front brûlant. Je me redresse et t'entends gémir comme une fille. Si tu savais comme j'aime t'entendre avoir mal, tu t'arrêterais tout de suite. Tu t'arrêterais parce que tu m'as donné envie, une autre envie. Encore plus sauvage, plus dégradante, plus criminelle. Je te prend par le col et te redresse contre le mur.

Help me believe
It's not the real me
Somebody help me tame this animal...


Je te secoue contre ce mur, et la lumière s'allume quand tu entres en contact avec l'interrupteur. Cette lumière qui m'aveugle et qui me rend, pour quelques secondes, un peu de ma lucidité. Tu saignes franchement, là où mes dents se sont plantées, ton maquillage a coulé sur tes joues rougies par la peur. Tes yeux cherchent une réponse à tout ça dans les miens. Tu la connais la réponse Bill. La réponse, c'est toi. Parce que c'est de ta faute. Tu me supplies de te laisser partir, et j'ai presque cédé. Juste le temps qu'une question traverse mon esprit, rapide comme l'éclair. Cette question? "Est-ce vraiment toi Tom?" Non bien sûr ce n'est pas moi. C'est lui. Lui, l'autre moi. Il a un autre lui, j'ai un autre moi. Il m'a fait supporter son autre lui pendant des mois, voire même des années, à mon tour de lui infliger cette torture, pendant quelques minutes tout au plus. Chacun son tour après tout...

...I have Become!

Je te plaque plus fort. Non je ne céderai pas. Jamais. Tes yeux brillent, un voile de panique les traverse juste avant que je n'éteigne la lumière .Je te lâche, tu te laisses glisser contre le mur. J'en profite pour me diriger vers la porte que je devine dans l'obscurité et la verrouille. Je sens la peur dans ta voix, quand tu me demande ce que je compte te faire, quand tu me supplies de te laisser partir.

Help me believe
It's not the real me
Somebody help me tame this animal


Tu t'en sortirais, si tu t'arrêtais de geindre, ne serait-ce qu'une minute, si tu arrêtais de t'affoler, alors que je suis encore loin, si tu ne me poussais pas à vouloir te violenter au moment où moi même je doute. J'aimerais tellement que tu arrêtes de faire le fier, de faire le fort, faire comme si tu pouvais me contrôler avec tes pleures. Si seulement tu arrêtais ...je m'arrêterais aussi. Alors pourquoi tu continues?! Pourquoi tu ne m'aides pas à retrouver la raison?!Pourquoi tu fais tout pour me pousser à l'irréparable?! Pourquoi t'aimes te faire du mal?!

Somebody help me through this nightmare
I can't control myself


Je m'accroupis à tes côtés et caresse ta joue mouillée. Tu pleures, tu saignes, mais tu ne souffres pas assez. Je jubile déjà de t'entendre hurler à t'en briser les cordes vocales. Je remet en place tes cheveux derrières tes oreilles, et je te chuchote, tout doucement, que ça ira vite, que tu auras mal, mais que tu me remercieras. Tu me remercieras de t'avoir rendu ton identité. Tu redeviendra Bill, le vrai ...après. Je te tourne pour que tu sois en face de moi, et tu te laisses faire ...comme un pantin, le pantin que tu es. Seulement tu as perdu ton sourire. Déjà une victoire. Je t'allonge par terre, sur cette moquette grise et sale que tu détestes tant. Je ne t'entends plus respirer, comme si tu venais soudainement de comprendre ce qui allait se passer. Tu murmures mon nom pendant que je déboutonne lentement ta chemise. Tu essayes de me repousser, mais tu sais très bien que toutes tes tentatives seront vaines. Tu le sais, mais tu te crois fort encore une fois, tu penses que tu t'en sortiras. Tu te trompes, j'ai une idée en tête, et moi aussi, tout comme toi, je ferais tout pour qu'elle aboutisse. Je déboutonne maintenant ton jean étroit, et tu te débats plus sérieusement. Mais j'y arriverais. Tu pleures mon nom, tu me supplies, encore et encore. A califourchon sur toi, j'enlève ma ceinture, qui est vite transformée en lien. Je te retourne et attache tes mains dans ton dos, alors que tu hurles que je suis fou. Oui je suis fou, c'est toi qui m'a rendu comme ça, c'est toi qui m'a transformé. Tu parviens à libérer une de tes mains et me repousse. Tu m'énerves d'avantage. Je t'attrape par les cheveux et claque violemment ta tête au sol, ne prenant pas compte de tes hurlements. Tu sais que j'suis prêt à tout, alors tu arrêtes de te débattre. L'idée de t'assommer, te foutre dans le coma m'a bien sûr parcouru l'esprit. Mais je veux que tu vois, que tu sentes tout c'que j'vais te faire.

Somebody wake me from this nightmare
I can't escape this hell


J'enlève mon baggy et mon t-shirt. Nous voilà tout les deux dans la même tenue. Je te retourne, tu couines, comme une bête mourante. Comme une proie qui n'a pas réussit à se sortir des griffes du prédateur. Et à bien y réfléchir, c'est bien le cas. Tu t'es offert toi même en pâture. J'enlève lentement ton boxer alors que tu gémis douloureusement. Alors quoi? Ca fait si mal d'être inférieur? Ca fait si mal de ne pas contrôler l'autre, de le voir se transformer sans rien dire, impuissant? Tu es nu sous moi, et tu fermes les yeux. Oui tu fermes les yeux comme je l'ai fait durant toutes ses années. Et je commence à comprendre ce que tu ressentais, à tout contrôler, tout diriger, voir les autres subir. C'est plaisant, trop plaisant même. Plus personne ne peut m'empêcher de le faire. Je vais t'humilier, te faire du mal, je vais être inhumain pour que tu redeviennes humain. J'enlève à mon tour mon boxer, nu au dessus de toi. J'entends ta respiration paniquée, saccadée. Comme tu aimerais pouvoir contrôler ...t'enfuir. Seulement tu es là, et tu resteras ici jusqu'à ce que je te permette de sortir. Ma langue parcoure une dernière fois ton corps si frêle, partant de ton oreille, descendant sur ta plaie, lapant le liquide qui s'en échappe, remonte sur ta joue pour lécher tes larmes salées. Je bave sur ton visage crispé par la peur et la douleur, je t'embrasse vulgairement. C'est tout c'que tu mérites! Ma main monte jusqu'à ta hanche et la tient fermement. J'ai envie de m'amuser avec toi, te faire agoniser, que tu trembles de tout ton être. Mes doigts agrippent ta peau et la pince de toutes leur force. Tu hurles une fois de plus, et malgré le noir qui règne dans la pièce, je vois tes yeux s'ouvrir sous le coup de la douleur. Je pince toujours plus fort, jusqu'à ce que ta voix se brise. Si tu savais combien de fois j'ai voulu hurler comme ça, quand tu me regardais avec dédain, quand tu me snobais. Mais ça restait bloqué, à l'intérieur de moi. Toute cette haine, cette douleur, c'est aujourd'hui que tout va sortir, aujourd'hui qu'on échange les rôles, aujourd'hui que tu as mal. Essoufflé, tu me demandes encore d'arrêter, tu tentes de me calmer, mais tu me donnes encore plus envie. Ne sens-tu pas mon excitation contre ta cuisse?! Tu sembles t'être habitué à l'obscurité, puisque tu me regardes à présent dans les yeux. Je vois dans ceux-ci l'espoir, un infime espoir que j'arrête là. On se regarde toujours, tu es tellement concentré que tu ne sembles pas sentir que je me prépare à rentrer en toi, à te déchirer de l'intérieur. Au bout d'une minute ou deux, je te souris, tendrement. Tu clignes des yeux et tu souris aussi. Tu te trompes, tu n'es pas sauvé Bill. Ce sourire n'est rien d'autre que celui de ma victoire. Alors que tu souffles de soulagement, je rentre en toi, brutalement. Aucune douceur, aucune pitié, aucune attention pour ses hurlements que tu pousses à présent.

This animal, this animal, this animal, this animal...

Je regarde les larmes coulées sur tes joues en abondance, je prends plaisir à sentir ton corps se crisper alors que je vais et viens de plus en plus fort en toi. Incontrôlable, mon corps n'écoute plus mon cerveau. C'est l'instinct animal. Je suis une bête, dépourvu de sentiment, d'amour, de pitié, de compassion. Et tu hurles, tu m'excites encore. Mes doigts s'enfoncent sauvagement dans ta peau blanche, se plantent à l'extrême. Un instant, j'aurais jurer sentir ta peau se déchirer. Je croque encore ton cou, au même endroit que quelques minutes auparavant. J'agrandis la plaie, j'avale ton sang. Et j'aime ça. Je continuerai, jusqu'à ce que tu sois faible. Jusqu'à ce que tu te rendes compte, que tu n'es personne à l'échelle planétaire. Tu n'es pas meilleur, tu n'es pas plus intelligent, tu n'es pas plus beau, tu n'es pas supérieur. Je suis supérieur. Je te domine. Je te parle enfin, te demandant ce que tu ressens. Tu me réponds, à bout de force, que tu as mal. Juste mal? Ca ne suffit pas.

This animal, this animal, this animal, this animal.

Je me retire de toi, te frappe encore et encore. Seulement, dans le noir, je n'vois pas ton pied qui se lève et qui me repousse violemment sur le sol. Ce pied qui en me frappant m'a fait saigner de la lèvre, me faisant goûter à mon propre sang. Tu te redresses, rampant jusqu'au mur. Je te regarde. Tu m'dégoûtes, parce qu'encore une fois, tu as réussit. T'as voulu te dégager, et t'y es arrivé. Je me lève pour reprendre ma place de dominant. Et j'allume la lumière. Tu pleures, la tête contre le papier peint, la bouche en sang, des griffures, des morsures décorant ton corps, les jambes ramenées vers toi, pour te cacher. Un frère n'aurait pût continuer la torture, il aurait prit conscience de ce qu'il faisait, il aurait détacher la victime, il l'aurait consoler, se serait longuement excusé, aurait pleuré, s'en serait voulu. Mais je n'suis pas le frère. Je suis l'animal. L'animal qui va s'acharner jusqu'à ce qu'il arrive à ses fins. Comme un tigre qui torture sa proie pour l'achever, comme un vautour qui la regarde agoniser, comme une lionne qui ne laisse aucune chance.

So what if you can see
The darkest side of me


Tu me supplies du regard. Et je jouis presque de te voir dans cet état. Tu baisses la tête, tes cheveux retombant devant ton visage. Tu t'inclines? Tu cèdes? Tu acceptes alors? Et puis soudain, tu relèves la tête, et tu craches à mes pieds. Comme on crache aux pieds d'une pute qui ne nous a pas satisfait, comme on crache aux pieds d'un ennemi après une bataille. Il crache, il me méprise. Encore une fois il se croit tout puissant. Je le prends par les cheveux et lui tiens la tête en arrière. Je lui souffle tout bas que c'est moi qui commande, qu'il est faible, que je suis fort, et qu'il ne s'en sortira pas comme ça. Il hurle alors qu'il le dira. Il le dira? A qui? Et qu'importe? Le mal sera fait. Je le tiens toujours par sa crinière noire, et le fait se relever pour le plaquer contre le mur. Je lui chuchote tout bas mes raisons, je lui explique que maintenant, tout a changé, et que s'il le dit, alors tout le monde saura, que Bill n'est pas un dieu. Que Bill n'est pas le plus fort. Et il se remet à sangloter... Des sanglots inutiles...

No one will ever change this animal I have become!

D'un mouvement de main, je replonge la pièce dans le noir, et sans attendre je le plaque plus fort contre le mur. Je ramène sa cuisse vers moi pour le pénétrer à nouveau, peut être plus fort que la première fois. C'est la rage qui me contrôle, qui fait que je pousse toujours plus fort en lui, le faisant suffoquer. Je le sens qui s'affaisse, alors je me retire et l'écoute tomber lourdement sur le sol. Je lance un coup de pied dans ses côtes, et me jette sur lui, comme une bête féroce. Il ne prend plus la peine de hurler, il a dût enfin comprendre que c'était inutile. A califourchon sur son corps endolori, mes mains se joignent sur son cou pendant que je viole un peu plus son intimité. Je sers de toutes mes forces à mesure que je vais et viens en lui. Ses pieds partent dans tout les sens. Le manque d'air le fait paniquer. Je le lâche quand je sens qu'il ne tient plus. Dans un râle rauque, il reprend une bouffée d'air et se remet à pleurer. Je me retire une fois encore et le retourne sans ménagement. Cette position si dégradante, si humiliante... Une dernière fois, je m'enfonce en lui, en riant. C'est à rendre fou. La folie du pouvoir, de la supériorité que de le prendre comme ça. Je jouis en lui comme je n'ai jamais joui et me laisse tomber à ses côtés. Un sourire, un sourire de vainqueur étire mon visage. Ce même sourire que Bill abordait encore ce matin. Ce même sourire que je haïssait. Maintenant je comprends, je le comprends. Le goût de la victoire, l'odeur du pouvoir, tout est facteur de sourire. Dominé rend heureux. Et maintenant c'est moi qui domine. La vie deviendrait-elle tout à coup juste pour tout le monde?

Help me believe
It's not the real me
Somebody help me tame this animal I have become!


Je me relève doucement et me rhabille. J'allume la lumière et le regarde. Nu, décoiffé, impuissant. Humain? Il pleure encore, ma semence dégoulinant entre ses cuisses maigres. J'ai presque peur. Peur de ce qu'il va dire, peur de ce qu'il va faire. Je réalise. Un peu. Mais c'était pour son bien! J'ai fait ça pour lui! Pourquoi tant de remords alors? Je n'ai pas à regretter! Pourquoi il veut me faire douter?! Pourquoi?! Je n'écoute que mon corps, qui se dirige vers sa silhouette si fragile et qui frappe, encore et encore, jusqu'à ce qu'un gémissement me tire de ma transe. Il gémit mon nom, comme quand on était petits et qu'il venait me voir le soir, chouinant qu'il venait de faire un cauchemar. Je m'arrête, le regarde. Constate. Regrette.

Help me believe
It's not the real me
Somebody help me tame this animal!


Je m'agenouille à côté de lui et lui caresse l'épaule. Il frissonne et se met à pleurer à chaudes larmes. Entre ses sanglots, il me demande pourquoi. Pourquoi tout ça. Et je n'ai aucune réponse à lui donner. Aucune réponse suffisante pour calmer ses pleurs, pour panser ses plaies, pour me faire pardonner. J'ai été cruel. Trop cruel. Mon Dieu ...qu'est-ce que j'ai fait?! J'ai violé mon frère, sous prétexte de lui en vouloir d'avoir pris la grosse tête. Mais personne au monde ne mérite d'être puni par le viol! Je suis fou. Totalement fou. Je le rhabille rapidement, faisant attention à ne pas le brusquer et le prends dans mes bras. Pitié Bill, dit moi que ça va. Dit moi que ce n'était pas moi, dit moi que c'est un cauchemar! Il me regarde, me dévisage. J'ai même l'impression qu'il lit en moi. Je suis perdu, totalement. Je tremble, me mords la lèvre. Il me supplies de ne pas le laisser, de ne pas l'abandonner. Il est encore plus fou que moi. Il me fait peur, j'ai peur de demain, j'ai peur de voir ses pansements, j'ai peur de voir ses bleus, j'ai peur de le voir boiter, j'ai peur de le voir souffrir. Alors pourquoi tout ça, si c'est pour regretter maintenant? Il ne sourit plus. De ce sourire que je déteste, et qui maintenant me manque. Je suis un monstre. Je le lâche là, et m'enfuis à toutes jambes. Où? Ailleurs! Je fuis comme un animal qu'on chasse. Je cours pour échapper à mes prédateurs, la raison, le regret, la tristesse, la souffrance,la peur. Je sais que je ne fuirais pas indéfiniment, il y aura forcément un barrage qui m'empêchera de continuer mon escapade. Quelques choses qui l'attrapera...

This animal I have become.


Paroles en anglais : "Animal I Have Become" deTDG*


Ecrit le 9 septembre 2007.

[ J'ai mis cinq heures, voir six à écrire! Je le jure! Tout un dimanche devant mon ordi à taper taper taper. Et franchement, j'suis contente du résultat. Cette histoire c'est mon petit bijouuuux, celle que j'ai préféré écrire et relire ensuite. Aaah <3. J'espère que ça vous plaît quand même , j'me sentirais bien conne d'aimer un truc que nous n'aimez pas. ]

# Posté le vendredi 21 décembre 2007 17:01

Modifié le samedi 06 septembre 2008 15:48

One Shot Second.

One Shot Second.
Bonjour bonjour.
Vous allez bien?
Moi me suis fait percer la langue.
Ahem.

Voilà l'OS n°4, pas de Warning dans celui-ci.



N'avez-vous pas peur?


N'avez-vous donc jamais eu peur? Peur de vous retrouver seul et délaissé, abandonné, déchiré? Peur de ne pas trouver la présence de l'autre, sa chaleur dans les draps défaits du matin, sa voix chaude comme les caresses du soleil, ou tout simplement son sourire. Celui que vous semblez redécouvrir à chaque fois, qui vous fait fondre toujours plus. N'avez-vous donc pas peur de ne pas trouver sa main en vous réveillant, de ne pas être troublé par ce regard si amoureux dont seul lui a le secret? N'avez-vous pas peur de ne pas pouvoir toucher ses lèvres, pour échanger ce goût délicieux de l'amour que vous éprouvez l'un envers l'autre? L'un pour l'autre. Vous n'avez donc pas peu de vous retrouver dans ma situation, assis seul dans la cuisine si vide de lui, écoutant le silence maladroit de l'appartement à qui il manque son plus bel atout, regardant le vide plutôt que son visage parfaitement dessiné, à me chercher toute les excuses du monde pour ne pas être avec lui à cet instant?

N'avez-vous pas peur de cette sensation creuse au fond de vous même,que le néant s'installe dans votre âme, ce regret douloureux de ne pas avoir fait ce qu'il fallait au bon moment, de ne pas avoir agit en temps et en heure? Ne ressentez-vous pas de la colère contre lui, qui vous a laissé? Qui est parti sans même vous attendre. Qui sans revenir sur ses pas s'en est allé, vous a oublié derrière? Et ne vous sentez-vous pas stupide de penser ça, alors que tout est de votre faute? Uniquement votre faute, parce que vous n'avez pas sût partir avec lui, vous qui l'avez laissé seul. Sans doutes êtes vous préservés de la crainte du chagrin et des remords, et que la solitude ne vous détruit pas autant qu'elle me ronge. Peut-être même vivez-vous sans même songer à un tel mal être, sans penser à l'éventualité de son départ, sans oser compter les secondes qui vous éloigneraient de son souvenir. Vous ne réfléchissez pas à ce que, éventuellement, vous pourriez lui dire quand vous le reverrez, alors que moi, moi je tourne, je retourne les mots, je cherche dans mes phrases la moindre excuse pour qu'il me pardonne. moi je pèse aussi rapidement que mon esprit torturé me le permet le pour et le contre. Le rejoindre maintenant ou rester là. Prendre le chemin du ciel ou...

N'êtes vous donc pas frustré, lorsqu'on vous interrompt dans vos pensées, lorsque le choix le plus abstrait que vous ayez eu à faire s'impose et que brusquement il soit mis de côté? Moi non. Non parce que ce téléphone qui hurle, qui s'époumone, qui m'appelle et m'hypnotise, il a décidé pour moi. Ce téléphone est la réponse à un nombre incalculable de questions, la fin de la tourmente.

-Allô?

-Bill?! Mais qu'est-ce que t'as foutu?!

-Maiiiiiis c'est pas de ma fauuuute!

-Ca fait deux putains d'heures que je t'attends! Tout était prêt!

-Mais c'est le réveil! Je...je crois qu'il n'a pas sonné! Quand j'ai vu l'heure j'ai paniqué et et...mais t'étais déjà
plus là!!!

-Tu m'as laissé prendre l'avion tout seul!

-Tom je...je...je cherchais une solution pour prendre le vol suivant!

-Tu m'as laissé tout seul...et j'ai eu peur.

-Excuses moi...je...je te rejoins. J'arrive.



Ecrit le 23 Janvier 2008.

Voilà voilà.

J'ai eu l'idée en cours de français (on travaille sur le lyrisme et le pathétique mais j'maîtrise le sujet donc j'me suis permis une pause "j'imaginemonfuturOS" , et j'ai rédigé tout ça en physique (Ouais la physique est source d'inspi.)

A la base c'est pas celui-ci que je voulais poster, mais comme j'ai pas fini l'autre...

Vos impressions tout ça tout ça.

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 06:08

Modifié le samedi 06 septembre 2008 15:59

One Shot Troisième.

One Shot Troisième.
With You Forever.

Music : cliquey.


C'était le début du printemps, le soleil était là mais l'air était encore froid. L'herbe froissée par l'hiver commençait seulement sa renaissance, et de l'humidité de la terre émanait une odeur légère de pluie, ou de rosée. Allongé sur un vieux drap, humide de son contact avec la verdure, il contemplait simplement les cieux, attardant ses yeux sur tel ou tel oiseau qui passait, tel ou tel nuage, s'amusant comme un enfant à leur attribuer des formes farfelues.
Ce n'était vraiment pas dans ses habitudes d'être ainsi, seul. Avec lui, il y avait toujours Bill, qu'importe l'endroit et les circonstances. Bill était toujours là.
Bill devait être là.

Il fit pivoter son corps, s'allongeant sur son flanc droit, une main soutenant sa tête. Son autre main caressait doucement les brindilles mortes, et ses yeux balayaient doucement l'étendue jaunâtre devant lui. Il était bel et bien seul cette fois là. C'était à la fois apaisant et oppressant. Il se retrouvait avec lui même, une première depuis quelques temps, et il paniquait. Paniquait d'avoir à affronter ses craintes et ses pensées les plus enfouies, les cauchemars et phobies qui pourrissaient jours après jours son existence. D'habitude, il y avait Bill. Et Bill aurait du être là. Il y pensait réellement à chaque minutes, chaque secondes de son existence. Bill était loin d'être sa moitié. Bill était son tout.

Il soupira, et une petite nuée blanche s'échappa de ses lèvres. Il frissonna fortement, ramena ses jambes contre son estomac, cherchant la chaleur qui lui manquait incontestablement. Et il pensa à Bill, qui devait sûrement être dans la même position, enfoui sous la couverture laineuse qui traînait sur le canapé. Lorsqu'il avait laissé Bill, celui-ci dormait profondément, épuisé par une nuit plutôt agité, où ils avaient invités leurs amis. Il avait fait le moins de bruit possible, ne voulant le sortir de ses songes, et était sorti très discrètement. Bill ne l'aurait pas compris, si il lui avait annoncé qu'il avait besoin de prendre l'air, sans lui. Parce que Bill avait l'habitude d'être partout où il était.

Il pensa à Bill, et à tout ce qu'il y avait autour de lui. Bill ne pouvait pas être que Bill. Il ne pouvait pas être qu'un être qui vit, qui existe. Il était, devait être quelque chose de plus que ça. Ce n'était pas seulement son frère, et l'amour de sa vie. Il n'était pas non plus quelque chose qui faisait partie de lui, comme une jambe, un bras ou un oeil. C'était au delà de tout ce qu'il y avait. C'était une force, un pouvoir, aussi réel qu'imaginaire, et même Tom ne savait pas ce que c'était. Ce qu'il était.
Plusieurs fois il s'était surpris à penser que Bill était un dieu. Il avait rit de lui même, mais au fond, ça ne devait, et ça ne pouvait pas être totalement faux. Si Bill n'était pas un dieu aux yeux du monde, il l'était depuis toujours à ceux de Tom.

Il crispa légèrement ses doigts dans l'herbe, la faisant craquer, céder, s'arracher, puis il lâcha les résidus dans une pluie légère. Il regardait chaque brin chuter, et le mouvement infime de cascade lui rappela immédiatement les cheveux de Bill. Chaque jour il les brossait, ses gestes se faisant fluides et patients, et Tom adorait le regarder faire. Il imaginait la douceur de Bill, la douceur de ses mouvements, la douceur de ses cheveux. Ils étaient d'un noir démesurément profond, mais semblaient malgré tout ternes et fatigués. Fatigués de toutes les expériences capillaires de leur propriétaire. Bill était adepte des colorations, brushing et extensions en tout genre. Tom n'avait jamais compris pourquoi un tel engouement pour de simples cheveux, mais il s'était vaguement souvenu que lui aussi cultivait une coiffure, un look, et que si Bill prenait autant de plaisir que lui à s'entretenir, alors il n'y avait rien à redire. Lorsque le dernier brin eut touché le sol, il fixa intensément celui-ci, mordant l'intérieur de ses joues. Non il était vrai qu'il ne comprenait pas toujours Bill, alors que lui semblait le comprendre à chaque fois. C'était comme si son frère avait une intelligence supérieure à la sienne, et qu'il pouvait deviner, à un sourire ou un regard, une attitude, ce que Tom avait à lui dire, ce qu'il avait fait, ou comment il se sentait. Tout cela le frustrait dans un sens, mais ça ne pouvait pas être une mauvaise chose, parce que Tom avait horreur de raconter.

Il sourit légèrement en pensant à cet équilibre involontaire qu'ils avaient créé tout les deux avec les années. Mais il perdit rapidement ce sourire, des flots de pensées indomptables paralysant son esprit. Que serait-il devenu si Bill n'avait pas existé? Et, d'abord, aurait-il pu exister sans que Bill soit à ses côtés? Il se redressa instantanément, la peur parcourant douloureusement ses membres. Il avait souvent cette désagréable sensation d'engourdissement lorsque la remise en cause de son existence, de leur existence faisait surface. Il lui était difficile, non, inconcevable de penser à une vie sans Bill. Bill n'était-il pas sa vie après tout?
Depuis la première cellule qui avait pourtant formé ses deux êtres bien distincts, Tom avait tout donné à Bill, comme Bill lui avait tout donné.

Un poids dérangeant pris place au creux de son ventre alors que ses yeux fuyaient, cherchant quelconque repère. Il voulait quelque chose à quoi se fixer, pour ne pas chuter, pour ne pas s'enfoncer dans sa peur. Et son repère, c'était Bill. Mais Bill n'était pas là.
Il paniqua, songeant sans le vouloir à ce qu'il adviendrait de lui si Bill venait à disparaître. Bill ne pouvait, ne devait pas disparaître, et aussi égoïste que ça soit, Tom avait toujours voulu partir avant lui, ou avec lui, parce qu'il savait que s'il voyait Bill s'en aller, son coeur se déchirerait, exploserait, qu'il deviendrait sûrement fou, et que même le bref temps qu'il aurait à endurer sans lui serait une longue agonie.
Un lourd sanglot franchit la barrière de ses lèvres entre-ouvertes, et il ramena ses bras autour de lui, cherchant tant bien que mal à se protéger des morbides pensées qui l'assaillaient. Pour se redonner un temps soit peu de contenance, il souffla fortement, expirant la quasi totalité de l'air de ses poumons, et inspira doucement, renouvelant le courant vivifiant à travers lui. Ses mains tremblaient légèrement, et ses paupières battaient rapidement alors qu'il pensait encore à Bill.
Il retrouva sa position initiale, allongé sur le drap, mais se tourna sur le ventre, ses yeux fixant ainsi l'herbe à sa hauteur.

A cet instant, il aurait voulu que Bill soit là avec lui. Bill était toujours là, et il avait toujours besoin de Bill. Il voulait être dans les bras de Bill et qu'il le rassure, comme souvent, qu'il lui dise que peu importe ce qui pouvait arriver, ils se retrouveraient toujours. Il voulait l'odeur de Bill avec lui, partout où il était. C'était l'odeur qui lui était la plus familière, et rassurante. C'était une odeur qu'il n'avait jamais eu l'occasion de retrouver. Il n'existait pas dans la nature quelque chose qui sentait comme Bill. Bill sentait la vie, lui semblait-il, et ça ne pouvait pas être totalement faux. C'était sucré, musqué, acidulé, fort et tellement doux et enivrant. Il n'avait pas souvenir que Bill ait senti autre chose que ça. Bien sûr, le brun ne se privait pas de mettre tel ou tel parfum de telle ou telle marque, mais Tom ne sentait définitivement que cette odeur. Cette odeur inqualifiable.
Et si il perdait Bill, il n'y aurait plus l'odeur.
Il inspira fortement, en y pensant fort, très fort. Il voulait cette odeur, et il avait beau inspirer, sentir, rien. Il n'y avait rien, puisque Bill n'était pas là.

Ses doigts agrippèrent avec force les brins au sol alors que ses yeux se crispaient.
Si Bill sentait divinement bon, il ne pouvait être que divinement beau.
Bien que jumeaux, jamais il n'avait considéré Bill comme son reflet dans le miroir, son double exact. Pour lui, tout ce qui émanait de Bill était lumineux, et fort, et indescriptible. Un sourire ou un regard, tout de lui était chaud et froid, dur et doux, fort et fragile. Il incarnait la vie elle même, et bien qu'il ait parfois des sautes d'humeur, des mots plus hauts que d'autres ou bien des idées arrêtées sur certains sujets les menant parfois à de fortes disputes, Bill ne pouvait être que bon.
Et qu'il était bon d'être avec Bill.
Il avala difficilement sa salive, une boule vraiment douloureuse s'étant formée dans sa gorge.
Être avec Bill, s'était tout et rien à la fois. C'était difficile à décrire, mais formidable à vivre. Ils avaient l'impression ensemble de faire tourner le monde. La présence de l'autre leur était indispensable, le contact encore plus. Tom aurait tout donné pour effleurer doucement une main de Bill, pour poser sagement ses lèvres sur son front, pour taquiner du bout d'un orteil un de ses pieds. Pour l'enlacer étroitement dans ses bras, respirer son odeur et sentir sa chaleur fraîche contre lui.
Bill lui manquait. Il devait être avec Bill.

Il devait être avec Bill, et ça lui faisait mal. Mal partout. A l'intérieur comme à l'extérieur, tout son corps le faisait souffrir atrocement, et bientôt une larme roula sur sa tempe, se perdant dans le tissu bleu du drap. Il s'en voulait à présent, d'être parti sans son frère. Ce qui devait être une ballade tranquille virait au cauchemar, et seul, il ne pouvait pas surmonter le flux insupportable de larme et de douleur qui secouait son corps et son âme elle même.
Sans Bill, c'était dur, vraiment trop dur. Il était plus qu'habitué à devoir se séparer de lui momentanément. Il se souvint de la première fois où Bill était parti chez un ami, sans lui. C'était un ami de Bill uniquement, et il était normal que Tom ne soit pas invité. Il l'avait regardé partir, le coeur serré, apeuré à l'idée qu'il puisse lui arriver quelque chose. Que Bill dise, ou fasse des choses sur lesquelles Tom n'avait aucun contrôle. Il ne pouvait tout simplement pas être là pour surveiller Bill, et il n'en avait pas dormi de la nuit, ou seulement très peu. Lorsque Bill était rentré le lendemain dans l'après-midi, ils s'étaient serrés l'un contre l'autre, et Bill avait confié à Tom qu'il s'était senti désagréablement seul, et abandonné. Tom n'avait pas été là pour veiller sur lui, et ça l'avait dérangé toute la nuit. En grandissant, il avait bien fallut qu'ils se séparent, parfois pendant deux ou trois jours. Il y avait toujours cette appréhension, mais tout ça restait supportable.

Malgré tout, Tom avait besoin de Bill plus que jamais, à cet instant. Il se sentait incapable. Incapable d'essuyer lui même ses yeux et ses joues, incapable de se lever, incapable de rentrer chez lui. Chez eux. Il avait besoin des doigts de Bill, qu'ils viennent enlever délicatement les larmes salées et que ses paroles douces les fassent tarir. Il avait besoin des grandes et fines mains de Bill pour l'aider à se mettre debout, de son sourire pour le faire tenir, de sa voix pour le guider. Il avait besoin de Bill pour avancer. Oui mais voilà, Bill n'était pas là.
Une longue plainte éraillée se fit entendre. Tom pleurait vraiment.
Il n'était pas celui qui devait pleurer, tout cela dans la logique unique que lui et Bill avait fondé. Bill pleurait, et Tom le consolait. Il en avait toujours été ainsi, et lorsque l'inverse se produisait, c'était toujours bouleversant et presque choquant pour eux. Il ne voulait vraiment pas pleurer, mais il ne pouvait en être autrement. Il avait mal. À la gorge, aux yeux, aux joues, à la mâchoire, à force de vouloir se retenir.

Mais de la peine, il passa à la colère. Son poing se forma brusquement alors que sa mâchoire se crispa avec force. Ses doigts ainsi repliés semblaient pouvoir détruire un arbre, un mur. Ses ongles, aussi courts fussent-ils, s'incrustaient désagréablement, presque douloureusement dans sa paume, et la jointure de ses phalanges paraissait vouloir craquer. Il souffla rageusement, s'en voulait d'être aussi faible. Tout cela était dans sa tête, il n'y avait rien de réel, du moins pour le moment. Pourquoi était-il aussi sensible à de simples pensées! Il était normal, après tout, d'avoir peur pour la personne que l'on aime le plus. C'était tout à fait normal et légitime d'avoir besoin de la présence de l'être aimé à ses côtés, alors pourquoi tant de larmes?
Il déglutit difficilement, tentant de calmer sa respiration. Il allait rentrer, et tout allait bien aller. Tout allait bien aller parce que Bill serait là.

Les larmes glissaient encore contre sa peau, et son corps ne semblait plus vouloir réagir à ce que son cerveau commandait. Il voulait, plus que tout, se lever, plier son drap et prendre rapidement le chemin du retour. Seulement, il était engourdi, et il se sentait fatigué. Désespéré. Ses forces semblaient avoir quitté son corps depuis de longues minutes déjà, et même son poing, si durement formé, s'était relâché. Il n'y arrivait pas. Il n'y arrivait plus.
Il savait que tout cela était uniquement dut à ses craintes. Celles qu'il refoulait depuis toujours, et qui parfois, lorsqu'il était seul ou quasiment seul, ressurgissaient comme la foudre, frappant là où ça faisait mal. Frappant là où c'était fragile.
Car oui, il devait bien se l'avouer, Bill était sa force mais aussi sa faiblesse. Il avait peur pour Bill, tout le temps, qu'il soit là ou pas. Il faisait attention à lui à chaque instant, c'était plus fort que lui. En se pinçant les lèvres, il se rappela cette fois où Bill et lui faisaient du roller ensemble. Ils avaient décidé ce jour là de descendre une pente assez conséquente, et Bill s'était entêté à ne pas vouloir prendre la main de Tom. Tout les deux avaient dévalé plus de la moitié du chemin pentu quand Bill cria à Tom, une panique évidente dans la voix, qu'il n'arrivait pas et n'arriverait sans doute pas à freiner. Sans se soucier de sa propre trajectoire, Tom avait expliqué à Bill comment utiliser correctement son frein, et alors que Bill arrivait sans encombre à se stopper, les rollers de Tom vrillèrent dangereusement, lui faisant perdre son équilibre. Il était violemment tombé en arrière, se rattrapant sur ses fragiles poignets. Bill n'avait rien eu ce jour là, et malgré le plâtre qu'il avait du porter pendant deux longs mois et ses multiples écorchures, Tom était vraiment fier et soulagé. Tom était prêt à souffrir pour Bill, donner son corps et son âme. Mais sûrement pas sa vie. Sa vie n'était-elle pas Bill après tout?

Il renifla légèrement, et alors qu'il se croyait calmé, tout son corps se contracta en un spasme qui lui coupa le souffle. Il éclata en de déchirants sanglots. Tout en lui était secoué. Tout cela était trop. Ses doigts s'enfonçaient à présent dans la terre mouillée, et tout son visage était tordu de souffrance. Il aimait Bill, et ça lui faisait mal. Mal parce qu'il n'était pas conscient de tout ce qu'ils échangeaient, de tout ce qu'ils vivaient, de tout ce qu'ils ressentaient, et que si Bill partait, si Bill mourait, il n'aurait sûrement pas eu le temps de profiter comme il le fallait de sa présence.
Bill ne devait pas le laisser.
Il sanglotait comme un enfant, ses jambes repliées contre lui, ses mains cherchant désespérément quelque chose à agripper et serrer. Quelque chose qui allait le rassurer et l'aider à ce sortir de cette sombre transe. Cet enfer. Il voulait les bras de sa mère, ou la voix chaude de son père. Ou Bill. Il avait simplement cette herbe desséchée, et cette terre mouillée, et ce vieux drap, et ce vent froid.
Tout était devenu si soudainement horrible qu'il lui paraissait impossible de s'en sortir sans l'aide de son frère. Tout était noir, et dur, et triste.

Il poussa sur ses jambes et se retourna, son visage faisant face au ciel dans lequel les nuages défilaient à toute vitesse. Son corps était toujours secoué, son visage toujours inondé, ses pensées toujours imperméable à toute forme de bien être.
Il aurait voulu plus que tout que Bill ait su où il se trouvait. Il aurait aimé que Bill arrive à grandes enjambées, que son ombre passe par dessus lui, et que la lumière pâle du soleil dessine les contours de son frère qu'il aurait deviné en plissant les yeux. Il souhait que Bill lui parle et lui dise qu'il était là, avec sa voix douce et un peu rauque du réveil. Qu'il s'accroupisse à côté de lui, passant une main sur sa joue, et qu'il lui prenne lentement la main pour les ramener tout les deux au chaud, où ils auraient bu un chocolat en se regardant sourire l'un l'autre, une musique calme sortant du poste posé par terre dans leur cuisine. Que Bill le fasse sourire en lui racontant un de ses rêves, qu'il le fasse rire en lui parlant de la voisine qu'ils s'amusaient à espionner par la fenêtre. Que Bill fasse exploser son coeur en posant sa main sur la sienne et qu'il lui dise dans le blanc des yeux à quel point il l'aimait et tenait à lui. Que Bill lui promette qu'il serait toujours là.
Mais il fallait se faire au fait que Bill n'était pas là.

Il pleura encore, longtemps, et lentement ses pleurs cessèrent. Quelques soubresauts le surprenaient encore, mais les larmes avaient totalement arrêté de couler, et la douleur de Tom s'était quelque peu apaisée. Il ne se sentait plus vide de tout, ou plein de peine et de déchirement. Il était cependant loin de se sentir bien, mais il allait mieux. Il venait d'évacuer ce trop plein qu'il ne se permettait de lâcher que trop rarement. Il ne sentait plus - ou seulement très peu – ses membres, et avait l'étrange mais pas désagréable impression de flotter. Alors que son esprit sortait tout juste de ce qu'il voulait appeler un autre monde plutôt qu'une réalité future, son corps semblait être lui aussi sujet à un, comme qui dirait, voyage. Il remua ses doigts, puis sa main, et la porta pour finir à son visage, essuyant par de doux gestes le ruisseau de larmes. S'en était fini de cette peur. Il savait que Bill allait bien, et qu'il irait bien tant qu'ils seraient ensemble. Bill était fort, et assez responsable et mature pour s'occuper de lui même. Et pour s'occuper de Tom.

Il se redressa doucement, sentant son dos craquer sous la pression, et souffla un bon coup. Il leva les yeux vers le ciel, contemplant une dernière fois l'étendue blanche grise et bleue.
Il ne se souvenait même pas de ce qui l'avait emmené à tant de larmes, ni de ce qui l'avait poussé à venir ici, et encore moins depuis combien de temps il était là.
Il se leva, frotta énergiquement son pantalon baggy, et secoua tout aussi vivement le drap sur lequel il était installé. Il le plia, renifla une dernière fois, et parti vers l'entrée du petit jardin, reprenant le chemin le menant chez lui. Le menant à Bill.

Après quelques courtes minutes de marche, Tom arriva au seuil de leur maison. Bill était là quelque part derrière les murs gris clair. Peut-être dans la salle de bain en train de brosser ses cheveux. Peut-être dans son lit à écouter de la musique. Peut-être à la fenêtre à le regarder arriver. Ou peut-être dans la cuisine devant un chocolat chaud, ou un thé.
Il glissa d'une façon familière la clef dans la serrure et ouvrit doucement la porte. Il enleva directement ses chaussures, posant les portes-clefs métallique sur la petite table de l'entrée, et se dirigea calmement vers le salon. Sa respiration s'était accélérée lorsqu'il avait ouvert la porte, et une sorte d'euphorie s'était emparée de lui alors qu'il avait avancé dans la maison. Mais toute cette excitation était retombée alors que ses yeux se posèrent directement sur un Bill encore endormi. Ses genoux étaient remontés contre son ventre, ses cheveux couvraient son visage et la couverture était au sol. Tom se pencha pour la ramasser, et couvrit délicatement Bill avec, ajustant la laine pour qu'il n'ait pas froid. Il s'installa dans un des fauteuils faisant face au canapé, s'enfonçant dedans sans lâcher Bill des yeux.

Bill pouvait lui dire n'importe quoi, lui faire n'importe quoi. Il pouvait l'utiliser, l'user, l'abîmer, le casser. Il serait toujours là pour Bill. Parce que Bill lui, était, et serait toujours là.

Pour Double-Inverse.


Alors j'attends fortement vos impressions là.

Je suis plutôt satisfaite de mon travail, reste à savoir si ça plaît!

Merci à Sahre de m'avoir envoyé la chanson! =D

bzOw!

# Posté le vendredi 13 juin 2008 21:17

Modifié le samedi 06 septembre 2008 16:00