Hellow hellow!
C'est les vacances
Et pour fêter ça...
Le premier OS.
[ WARNING : Si vous n'aimez pas les scènes de viol et de maltraitance, ne lisez paaas! Vous voilà prévenus! Avant que j'oublie, cet OS est dépourvu d'amour ] Bonne lecture!
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I can't escape this hell
Je le cherche parmi cette foule en délire qui s'est précipitée sur nous. Ses cheveux corbeau en épis se distinguent parfaitement de toutes ses petites blondes pseudo-emo . Il sourit, encore et toujours, ce vieux sourire pour magazine qui lui colle au visage de jour comme de nuit, devant les journalistes, les photographes, les fans, le groupe, moi. J'ai plus le droit aux vrais sourires de Bill. Maintenant c'est un pantin, qui marche quand on lui ordonne, qui parle quand on lui demande, qui prend des poses digne des créatures sorties tout droit d'un Play-boy. Et quand on le lui dit, il n'écoute pas. Nan parce que Bill Kaulitz n'écoute que lui, c'est le meilleur, c'est le plus fort, il a toujours raison.
So many times I've tried
Il n'est en aucun cas un être supérieur, quand est-ce qu'il le comprendra?! J'vais lui dire, encore, et encore, jusqu'à ce qu'il comprenne! Il n'est pas supérieur, personne n'est supérieur! Ca finira bien par rentrer dans sa p'tite tête... On me pousse derrière. Je me retourne et croise le regard de Georg qui me dit d'avancer plus vite. Plus vite, plus vite?! J'vais pas risquer de faire tomber ces pauvres petites juste pour aller plus vite! Si? C'est tellement tentant, de leur faire du mal, gratuitement, juste pour aller plus vite, et juste pour voir comment elles réagiraient toutes. Un sourire malsain se dessine sur mon visage alors que j'imagine la scène. Du sang, des blessés, et peut être même des morts. Et lui qui est devant, tomberait-il? Est-ce qu'il se ferait mal? Est-ce que ça le ferait retomber ne serait-ce que quelques minutes sur Terre, de tomber là, devant tout le monde, qu'il voit le monde d'en bas, qu'il soit en danger ...inférieur?
But I'm still caged inside
Je réalise. Pourquoi j'ai pensé, pourquoi j'ai osé penser à ça? Pourquoi tout à coup, j'ai voulu, que mon frère, mon p'tit frère soit en danger? Pourquoi j'ai voulu lui faire du mal? C'est tellement pas moi, de vouloir du mal aux gens. Georg me pousse encore. Je me retourne pour lui faire face et lui dit entre quatre yeux que j'peux pas avancer plus vite sous peine de causer un mouvement de foule. Il hausse les épaules et me dit que de toute façon, si moi je n'avançais pas, lui le ferait quand même. Je souffle et me retourne. Ca peut pas causer autant de dommages que ça, de pousser une personne. Et puis de toute façon, si je n'le fais pas, j'arriverais pas jusqu'au van. Je commence à pousser, tout doucement, et j'avance d'un pas, ou deux. La fille devant moi, une brune, se retourne et me sourit de toutes ses dents. Je la regarde sans la regarder. Ca la fait sourire, que j'la pousse?! J'avance encore, un peu, et déjà j'entends les plaintes de certaines qui supplient d'arrêter de pousser. Et elle sourit encore. Encore et toujours. D'un sourire débile en plus. Elle m'énerve. Je la regarde droit dans les yeux et pousse encore, j'veux voir jusqu'à quand elle compte me sourire! Elle ne s'arrête pas, alors que derrière elle les autres sautillent sur un pied pour tenir debout, et que d'autres encore sont déjà plaqués sur le van. Mais elle sourit. Alors tant qu'elle sourira, je pousserai.
Somebody get me through this nightmare
Son sourire me donne la gerbe. Elles hurlent toutes, mais pas elle. Elle en rit presque, que je la pousse. Georg me tire le bras en arrière et me regarde gravement. Quoi? C'est pas lui qui voulait que j'avance? Je regarde ses lèvres remuer, il dit quelque chose, mais je n'entend pas. J'entends des cris, des pleures même. Il me hurle dessus, mais je ne me réveille pas de cette transe étrange. Je les entend souffrir, et ça me fait sourire, presque autant que cette brune. Il me pousse l'épaule, me secoue un peu. Et je capte finalement. Il me dit que Bill est plaqué contre le van, que je n'étais pas censé pousser tout le monde, juste me faufiler. Je hausse les épaules. Bill est contre le van, tant mieux. Est-ce qu'il sourit toujours maintenant que ses jambes ne le tiennent plus, qu'il est compressé entre une horde de fans hystériques et paniqués, et les portes du van qui ne s'ouvriront sûrement pas avant une dizaine de minute. C'est en moi, ça me fait plaisir, de l'imaginer en train de souffrir, de l'imaginer agoniser, les larmes aux yeux. Peut être même qu'il prend des mauvais coups, qu'il saigne...
I can't control myself
Je me retourne dans sa direction, c'est bien ce que je pensais. Il essaye de se dégager comme il peut, et il y arrive. Toujours ce vieux sourire aux lèvres. Et ce qu'il peut m'énerver, à toujours trouver une issue à tout! Une question gênante? Il répondra à côté. Une photo ratée? Il la fera retoucher. Une rumeur compromettante? Il mettra tout en oeuvre pour prouver que c'est faux. Et il réussira toujours à ce que tout le monde croit. Mais croire quoi? Qu'il est parfait? Nan, il est surfait! Non Bill tu n'es pas un surhumain. Tu n'es pas supérieur! Regarde!
Je prend de l'élan et pousse encore plus fort la foule. Je me jette dedans, en riant. Je ris parce que j'ai entendu Bill crier. Et que ça, ça fait du bien. Hurle comme le pauvre humain que tu es Bill. Il ne sourit plus, elle non plus. Elle me regarde, presque choquée. Et alors? Je pousse encore la foule mais une main m'attrape. J'ai à peine cligner des yeux que je me retrouve dans le van avec Saki. Il était bien temps qu'il intervienne lui! On est bientôt rejoint par Gustav qui hurle des trucs que je ne saisit pas. Nan j'suis aveuglé par ma victoire ...Et quelle victoire? J'ai enlevé à Bill son sourire hypocrite, je l'ai mis à nu devant tout le monde. Tout le monde l'a bien vu, que Bill était comme tout le monde, qu'il était humain, qu'il était faible.
So what if you can see
The darkest side of me
Bill et Gustav entrent à leur tour dans le van. Il pleure, et moi je souris. Fier de moi, trop fier peut être. Georg vient de me donner un méchant coup de poing sur l'épaule. Je le regarde, sans comprendre. Doucement je reviens à la réalité. Saki a sorti la trousse de secours, cette trousse que nous n'avons jamais prit la peine d'utiliser. Je le regarde faire. Toujours entre la réalité, et ma réalité. Ils me crient tous dessus. J'entends des "t'es complètement fou", "on aurait pût mourir", "tu les as mis en danger autant que nous". Bien sûr j'entends. Comprendre, c'est autre chose. Je ne pense qu'à une chose, ne me remémore qu'un seul moment. Celui où Bill à crier comme jamais. Au final, il est pas si coincé que ça. Ca ne m'aurait même pas étonné si il avait retenu ce cri.
No one will ever change this animal I have become
Une fois que Bill est soigné, il se tourne vers moi, les larmes aux yeux. Je jubile. Il pleure, enfin. Et la seule phrase qui parvient à franchir la barrière de mes lèvres, ce n'est pas pour m'excuser, nan. Je l'enfonce encore plus dans son mal être. "Alors, tu souris plus Bill?". Il se précipite sur moi et me giffle violemment. Si violemment que ma tête heurte la fenêtre où les fans sont encore agglutinés. La plupart sont en larmes. Mais c'est pas elles qui devaient pleurer!
Help me believe
It's not the real me
Je me retourne vers eux. Tout ces regards accusateurs qui me sont adressés ...je prends conscience. J'ai fait du mal. Mais ...je voulait pas! Nan je voulais pas leur faire du mal. Je voulais juste que ...Qu'est-ce que je voulais? Je n'sais même pas. Je les regarde un par un. Personne ne semble me comprendre. C'était pas moi, vous me connaissez pourtant! Je n'suis pas capable de faire du mal gratuitement ...sauf peut être à Bill...
Somebody help me tame this animal...
Je ferme les yeux, je ne supporte pas de les voir me regarder comme ça. Je me braque, me renferme. Je n'veux pas entendre les reproches, je n'veux plus entendre les cris dehors, je veux juste m'allonger, et ne plus rien faire, ne plus penser à rien, ne plus voir personne, ne plus le voir. C'est de sa faute. Tout est entièrement de sa faute. J'ai pas sût me contrôler, à cause de lui. C'est à cause de son sourire, à cause de ses airs de péteux. Nan rien n'est de ma faute, je n'ai rien à me reprocher, et si ils ne comprennent pas, alors tant pis pour eux. Moi je sais la vérité, je connais le coupable. On m'a poussé à faire ça, tout simplement. C'était pas moi... Si je n'suis pas coupable, alors pourquoi j'ai envie de leur hurler de me pardonner? Pourquoi j'ai envie de me mettre à genoux pour qu'ils oublient? Pourquoi j'regrette?...Aidez-moi...
I can't escape myself
Deux semaines ont passées depuis. Chaque jours je regrette un peu plus. Je crois. Il m'a dit qu'il me pardonnait, qu'on avait tous nos moments de pétage de plombs. Qu'il comprenait. Tu comprends rien, parce que si tu comprenais, tu arrêterais avec tes sourires pas crédibles, tu arrêterais de parler pour ne rien dire, tu arrêterais de faire comme si tout allait bien. Tu arrêterais d'être Bill Kaulitz Superstar. Tu redeviendrais Bill Kaulitz mon frère, mon jumeau. Et tu me pousserais pas à bout!
So many times I've lied
J't'ai trop longtemps laissé faire. Tu me dominais presque. J'ai bien dit presque. J't'ai regardé grandir, te faire un look sans rien dire, j't'ai regarder te transformer en bête curieuse, sans rien dire, j't'ai regardé prendre des manies de starlette, sans rien dire, regardé frimer, sans rien dire, sourire...sans rien dire. J'aurais pût continuer à ne rien dire Bill, mais tu m'as accordé le même sourire que tu accordes à tout le monde. Depuis quand je fais partie de "tout le monde" . Depuis quand tu agis avec moi comme tu agis avec eux? Depuis quand j'ai mérité de ne plus être unique pour toi. Pourquoi tu n'enlèves pas ce masque d"hypocrisie, de supériorité quand tu es avec moi? Pourquoi tu redeviens pas toi? Pourquoi j'te l'ai pas dit plus tôt? Comment j'vais faire pour que tu me respectes maintenant?!
But there's still rage inside
Tu me parles. Je t'écoute à moitié. Tes paroles, j'm'en balance. Je prête attention à la moindre intonation de ta voix. Je te dévisage, je te scrute. Et tu ne vois rien, parce que tu ne prends même pas la peine de me regarder quand tu me parles. Tu fais comme avec eux. Et tu chantes tes paroles, comme si tu répondait à un journaliste, tu plisses les yeux, comme si tu réfléchissait, tu remues ta main, comme une diva. Et tu m'énerves. Tu n'es plus toi. Tu m'énerves. J'ai envie de te frapper, que tu pleures, que tu me supplies d'arrêter, que tu crèves.
Somebody get me through this nightmare
J'ai peur de ce que je viens de penser. Tu monologues toujours, tu n'as pas vu que je m'enfuyais le plus loin possible. J'y suis presque arrivé, j'ai presque réussit à t'échapper. J'ai presque réussit à ne plus t'entendre. Je suis presque devant la porte, celle qui me calmera totalement. Loin de toi. Nan pas de toi, de lui. Mais il a fallut que cette voix me stoppe, en m'appelant. J'ai continué, j'y étais presque, mais elle appelait toujours. Et j'en pouvais plus.
I can't control myself
Je stoppe tout mouvement, mais ne me retourne pas. Il ne faut pas que je le vois. Sinon, je n'pourrais plus rien contrôler. Je ne pourrais pas calmer mes pulsions meurtrières. Alors je continue d'avancer, ouvre la porte à la volée et la referme brutalement. Sauvé. Je me suis sauvé. Et je l'ai sauvé par la même occasion.
So what if you can see
The darkest side of me
Derrière la porte, dans le noir. J'attends, j'attends que ça aille mieux pour enfin sortir. Mais j'entends. Je t'entends. Tu marches, lentement mais sûrement jusqu'à cette putain de porte. Tu t'arrêtes et ta voix fluette demande ce qui me prend. Qu'est-ce qui me prend? Si seulement je savais. Si seulement j'avais une raison à te donner. Mais ...j'en ai! J'en ai des raisons, par milliers! Tu fais ce qu'il ne fallait pas faire, tu entres, tu m'appelles, comme tu appellerais tout ces gens qui se mettent en quatre pour toi, pour te satisfaire. Mais merde! Comment te faire comprendre! Tu ne domines pas le monde! Tu ne contrôles pas tout le monde! Je te hurle de la fermer, mais tu continues. Tu aggraves ton cas en me disant que je n'ai pas le droit de te parler comme ça. Mais toi, as-tu seulement le droit de me parler, le droit de me regarder, de me connaître, de partager ma vie? As-tu le droit d'avoir tant de succès, as-tu le droit d'en profiter, as-tu le droit de tous nous traiter comme des sous merdes, as-tu le droit de te moquer de nous comme ça, as-tu le droit de prétendre être supérieur?! Je ne réfléchis pas, je te saute dessus. Tu cries, et j'aime t'entendre crier. Tu te débats, mais ça ne fait que me réjouir, c'est un bon prétexte pour te cogner. Alors je frappe, encore et encore. Même dans le noir, je vois tes yeux pleins d'incompréhension et de tristesse, de peur. Vois-tu les miens? Remplis d'excitation, de joie, de perversité? Vois-tu comme j'aime, moi aussi, t'être supérieur, comme j'aime te dominer?
No one will ever change this animal I have become
Je prends plaisir à te faire toujours plus mal. Dieu seul sait dans quel état tu ressortiras de cette pièce. Tu hurles toujours plus fort à chaque coups, mais ça ne suffit pas. Il faut que tu pleures. Je te mords dans le cou, comme le ferait une bête sauvage qui attaque sa proie. Oui aujourd'hui Bill, tu es ma proie. Je ne tarde pas à sentir ce goût ferreux mais ô combien goûteux sur ma langue. Tu cries encore plus fort, tu attises mon envie, je te croque, je te mange. Et tu pleures, tu pleures enfin. Tes larmes viennent mouiller mon front brûlant. Je me redresse et t'entends gémir comme une fille. Si tu savais comme j'aime t'entendre avoir mal, tu t'arrêterais tout de suite. Tu t'arrêterais parce que tu m'as donné envie, une autre envie. Encore plus sauvage, plus dégradante, plus criminelle. Je te prend par le col et te redresse contre le mur.
Help me believe
It's not the real me
Somebody help me tame this animal...
Je te secoue contre ce mur, et la lumière s'allume quand tu entres en contact avec l'interrupteur. Cette lumière qui m'aveugle et qui me rend, pour quelques secondes, un peu de ma lucidité. Tu saignes franchement, là où mes dents se sont plantées, ton maquillage a coulé sur tes joues rougies par la peur. Tes yeux cherchent une réponse à tout ça dans les miens. Tu la connais la réponse Bill. La réponse, c'est toi. Parce que c'est de ta faute. Tu me supplies de te laisser partir, et j'ai presque cédé. Juste le temps qu'une question traverse mon esprit, rapide comme l'éclair. Cette question? "Est-ce vraiment toi Tom?" Non bien sûr ce n'est pas moi. C'est lui. Lui, l'autre moi. Il a un autre lui, j'ai un autre moi. Il m'a fait supporter son autre lui pendant des mois, voire même des années, à mon tour de lui infliger cette torture, pendant quelques minutes tout au plus. Chacun son tour après tout...
...I have Become!
Je te plaque plus fort. Non je ne céderai pas. Jamais. Tes yeux brillent, un voile de panique les traverse juste avant que je n'éteigne la lumière .Je te lâche, tu te laisses glisser contre le mur. J'en profite pour me diriger vers la porte que je devine dans l'obscurité et la verrouille. Je sens la peur dans ta voix, quand tu me demande ce que je compte te faire, quand tu me supplies de te laisser partir.
Help me believe
It's not the real me
Somebody help me tame this animal
Tu t'en sortirais, si tu t'arrêtais de geindre, ne serait-ce qu'une minute, si tu arrêtais de t'affoler, alors que je suis encore loin, si tu ne me poussais pas à vouloir te violenter au moment où moi même je doute. J'aimerais tellement que tu arrêtes de faire le fier, de faire le fort, faire comme si tu pouvais me contrôler avec tes pleures. Si seulement tu arrêtais ...je m'arrêterais aussi. Alors pourquoi tu continues?! Pourquoi tu ne m'aides pas à retrouver la raison?!Pourquoi tu fais tout pour me pousser à l'irréparable?! Pourquoi t'aimes te faire du mal?!
Somebody help me through this nightmare
I can't control myself
Je m'accroupis à tes côtés et caresse ta joue mouillée. Tu pleures, tu saignes, mais tu ne souffres pas assez. Je jubile déjà de t'entendre hurler à t'en briser les cordes vocales. Je remet en place tes cheveux derrières tes oreilles, et je te chuchote, tout doucement, que ça ira vite, que tu auras mal, mais que tu me remercieras. Tu me remercieras de t'avoir rendu ton identité. Tu redeviendra Bill, le vrai ...après. Je te tourne pour que tu sois en face de moi, et tu te laisses faire ...comme un pantin, le pantin que tu es. Seulement tu as perdu ton sourire. Déjà une victoire. Je t'allonge par terre, sur cette moquette grise et sale que tu détestes tant. Je ne t'entends plus respirer, comme si tu venais soudainement de comprendre ce qui allait se passer. Tu murmures mon nom pendant que je déboutonne lentement ta chemise. Tu essayes de me repousser, mais tu sais très bien que toutes tes tentatives seront vaines. Tu le sais, mais tu te crois fort encore une fois, tu penses que tu t'en sortiras. Tu te trompes, j'ai une idée en tête, et moi aussi, tout comme toi, je ferais tout pour qu'elle aboutisse. Je déboutonne maintenant ton jean étroit, et tu te débats plus sérieusement. Mais j'y arriverais. Tu pleures mon nom, tu me supplies, encore et encore. A califourchon sur toi, j'enlève ma ceinture, qui est vite transformée en lien. Je te retourne et attache tes mains dans ton dos, alors que tu hurles que je suis fou. Oui je suis fou, c'est toi qui m'a rendu comme ça, c'est toi qui m'a transformé. Tu parviens à libérer une de tes mains et me repousse. Tu m'énerves d'avantage. Je t'attrape par les cheveux et claque violemment ta tête au sol, ne prenant pas compte de tes hurlements. Tu sais que j'suis prêt à tout, alors tu arrêtes de te débattre. L'idée de t'assommer, te foutre dans le coma m'a bien sûr parcouru l'esprit. Mais je veux que tu vois, que tu sentes tout c'que j'vais te faire.
Somebody wake me from this nightmare
I can't escape this hell
J'enlève mon baggy et mon t-shirt. Nous voilà tout les deux dans la même tenue. Je te retourne, tu couines, comme une bête mourante. Comme une proie qui n'a pas réussit à se sortir des griffes du prédateur. Et à bien y réfléchir, c'est bien le cas. Tu t'es offert toi même en pâture. J'enlève lentement ton boxer alors que tu gémis douloureusement. Alors quoi? Ca fait si mal d'être inférieur? Ca fait si mal de ne pas contrôler l'autre, de le voir se transformer sans rien dire, impuissant? Tu es nu sous moi, et tu fermes les yeux. Oui tu fermes les yeux comme je l'ai fait durant toutes ses années. Et je commence à comprendre ce que tu ressentais, à tout contrôler, tout diriger, voir les autres subir. C'est plaisant, trop plaisant même. Plus personne ne peut m'empêcher de le faire. Je vais t'humilier, te faire du mal, je vais être inhumain pour que tu redeviennes humain. J'enlève à mon tour mon boxer, nu au dessus de toi. J'entends ta respiration paniquée, saccadée. Comme tu aimerais pouvoir contrôler ...t'enfuir. Seulement tu es là, et tu resteras ici jusqu'à ce que je te permette de sortir. Ma langue parcoure une dernière fois ton corps si frêle, partant de ton oreille, descendant sur ta plaie, lapant le liquide qui s'en échappe, remonte sur ta joue pour lécher tes larmes salées. Je bave sur ton visage crispé par la peur et la douleur, je t'embrasse vulgairement. C'est tout c'que tu mérites! Ma main monte jusqu'à ta hanche et la tient fermement. J'ai envie de m'amuser avec toi, te faire agoniser, que tu trembles de tout ton être. Mes doigts agrippent ta peau et la pince de toutes leur force. Tu hurles une fois de plus, et malgré le noir qui règne dans la pièce, je vois tes yeux s'ouvrir sous le coup de la douleur. Je pince toujours plus fort, jusqu'à ce que ta voix se brise. Si tu savais combien de fois j'ai voulu hurler comme ça, quand tu me regardais avec dédain, quand tu me snobais. Mais ça restait bloqué, à l'intérieur de moi. Toute cette haine, cette douleur, c'est aujourd'hui que tout va sortir, aujourd'hui qu'on échange les rôles, aujourd'hui que tu as mal. Essoufflé, tu me demandes encore d'arrêter, tu tentes de me calmer, mais tu me donnes encore plus envie. Ne sens-tu pas mon excitation contre ta cuisse?! Tu sembles t'être habitué à l'obscurité, puisque tu me regardes à présent dans les yeux. Je vois dans ceux-ci l'espoir, un infime espoir que j'arrête là. On se regarde toujours, tu es tellement concentré que tu ne sembles pas sentir que je me prépare à rentrer en toi, à te déchirer de l'intérieur. Au bout d'une minute ou deux, je te souris, tendrement. Tu clignes des yeux et tu souris aussi. Tu te trompes, tu n'es pas sauvé Bill. Ce sourire n'est rien d'autre que celui de ma victoire. Alors que tu souffles de soulagement, je rentre en toi, brutalement. Aucune douceur, aucune pitié, aucune attention pour ses hurlements que tu pousses à présent.
This animal, this animal, this animal, this animal...
Je regarde les larmes coulées sur tes joues en abondance, je prends plaisir à sentir ton corps se crisper alors que je vais et viens de plus en plus fort en toi. Incontrôlable, mon corps n'écoute plus mon cerveau. C'est l'instinct animal. Je suis une bête, dépourvu de sentiment, d'amour, de pitié, de compassion. Et tu hurles, tu m'excites encore. Mes doigts s'enfoncent sauvagement dans ta peau blanche, se plantent à l'extrême. Un instant, j'aurais jurer sentir ta peau se déchirer. Je croque encore ton cou, au même endroit que quelques minutes auparavant. J'agrandis la plaie, j'avale ton sang. Et j'aime ça. Je continuerai, jusqu'à ce que tu sois faible. Jusqu'à ce que tu te rendes compte, que tu n'es personne à l'échelle planétaire. Tu n'es pas meilleur, tu n'es pas plus intelligent, tu n'es pas plus beau, tu n'es pas supérieur. Je suis supérieur. Je te domine. Je te parle enfin, te demandant ce que tu ressens. Tu me réponds, à bout de force, que tu as mal. Juste mal? Ca ne suffit pas.
This animal, this animal, this animal, this animal.
Je me retire de toi, te frappe encore et encore. Seulement, dans le noir, je n'vois pas ton pied qui se lève et qui me repousse violemment sur le sol. Ce pied qui en me frappant m'a fait saigner de la lèvre, me faisant goûter à mon propre sang. Tu te redresses, rampant jusqu'au mur. Je te regarde. Tu m'dégoûtes, parce qu'encore une fois, tu as réussit. T'as voulu te dégager, et t'y es arrivé. Je me lève pour reprendre ma place de dominant. Et j'allume la lumière. Tu pleures, la tête contre le papier peint, la bouche en sang, des griffures, des morsures décorant ton corps, les jambes ramenées vers toi, pour te cacher. Un frère n'aurait pût continuer la torture, il aurait prit conscience de ce qu'il faisait, il aurait détacher la victime, il l'aurait consoler, se serait longuement excusé, aurait pleuré, s'en serait voulu. Mais je n'suis pas le frère. Je suis l'animal. L'animal qui va s'acharner jusqu'à ce qu'il arrive à ses fins. Comme un tigre qui torture sa proie pour l'achever, comme un vautour qui la regarde agoniser, comme une lionne qui ne laisse aucune chance.
So what if you can see
The darkest side of me
Tu me supplies du regard. Et je jouis presque de te voir dans cet état. Tu baisses la tête, tes cheveux retombant devant ton visage. Tu t'inclines? Tu cèdes? Tu acceptes alors? Et puis soudain, tu relèves la tête, et tu craches à mes pieds. Comme on crache aux pieds d'une pute qui ne nous a pas satisfait, comme on crache aux pieds d'un ennemi après une bataille. Il crache, il me méprise. Encore une fois il se croit tout puissant. Je le prends par les cheveux et lui tiens la tête en arrière. Je lui souffle tout bas que c'est moi qui commande, qu'il est faible, que je suis fort, et qu'il ne s'en sortira pas comme ça. Il hurle alors qu'il le dira. Il le dira? A qui? Et qu'importe? Le mal sera fait. Je le tiens toujours par sa crinière noire, et le fait se relever pour le plaquer contre le mur. Je lui chuchote tout bas mes raisons, je lui explique que maintenant, tout a changé, et que s'il le dit, alors tout le monde saura, que Bill n'est pas un dieu. Que Bill n'est pas le plus fort. Et il se remet à sangloter... Des sanglots inutiles...
No one will ever change this animal I have become!
D'un mouvement de main, je replonge la pièce dans le noir, et sans attendre je le plaque plus fort contre le mur. Je ramène sa cuisse vers moi pour le pénétrer à nouveau, peut être plus fort que la première fois. C'est la rage qui me contrôle, qui fait que je pousse toujours plus fort en lui, le faisant suffoquer. Je le sens qui s'affaisse, alors je me retire et l'écoute tomber lourdement sur le sol. Je lance un coup de pied dans ses côtes, et me jette sur lui, comme une bête féroce. Il ne prend plus la peine de hurler, il a dût enfin comprendre que c'était inutile. A califourchon sur son corps endolori, mes mains se joignent sur son cou pendant que je viole un peu plus son intimité. Je sers de toutes mes forces à mesure que je vais et viens en lui. Ses pieds partent dans tout les sens. Le manque d'air le fait paniquer. Je le lâche quand je sens qu'il ne tient plus. Dans un râle rauque, il reprend une bouffée d'air et se remet à pleurer. Je me retire une fois encore et le retourne sans ménagement. Cette position si dégradante, si humiliante... Une dernière fois, je m'enfonce en lui, en riant. C'est à rendre fou. La folie du pouvoir, de la supériorité que de le prendre comme ça. Je jouis en lui comme je n'ai jamais joui et me laisse tomber à ses côtés. Un sourire, un sourire de vainqueur étire mon visage. Ce même sourire que Bill abordait encore ce matin. Ce même sourire que je haïssait. Maintenant je comprends, je le comprends. Le goût de la victoire, l'odeur du pouvoir, tout est facteur de sourire. Dominé rend heureux. Et maintenant c'est moi qui domine. La vie deviendrait-elle tout à coup juste pour tout le monde?
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It's not the real me
Somebody help me tame this animal I have become!
Je me relève doucement et me rhabille. J'allume la lumière et le regarde. Nu, décoiffé, impuissant. Humain? Il pleure encore, ma semence dégoulinant entre ses cuisses maigres. J'ai presque peur. Peur de ce qu'il va dire, peur de ce qu'il va faire. Je réalise. Un peu. Mais c'était pour son bien! J'ai fait ça pour lui! Pourquoi tant de remords alors? Je n'ai pas à regretter! Pourquoi il veut me faire douter?! Pourquoi?! Je n'écoute que mon corps, qui se dirige vers sa silhouette si fragile et qui frappe, encore et encore, jusqu'à ce qu'un gémissement me tire de ma transe. Il gémit mon nom, comme quand on était petits et qu'il venait me voir le soir, chouinant qu'il venait de faire un cauchemar. Je m'arrête, le regarde. Constate. Regrette.
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It's not the real me
Somebody help me tame this animal!
Je m'agenouille à côté de lui et lui caresse l'épaule. Il frissonne et se met à pleurer à chaudes larmes. Entre ses sanglots, il me demande pourquoi. Pourquoi tout ça. Et je n'ai aucune réponse à lui donner. Aucune réponse suffisante pour calmer ses pleurs, pour panser ses plaies, pour me faire pardonner. J'ai été cruel. Trop cruel. Mon Dieu ...qu'est-ce que j'ai fait?! J'ai violé mon frère, sous prétexte de lui en vouloir d'avoir pris la grosse tête. Mais personne au monde ne mérite d'être puni par le viol! Je suis fou. Totalement fou. Je le rhabille rapidement, faisant attention à ne pas le brusquer et le prends dans mes bras. Pitié Bill, dit moi que ça va. Dit moi que ce n'était pas moi, dit moi que c'est un cauchemar! Il me regarde, me dévisage. J'ai même l'impression qu'il lit en moi. Je suis perdu, totalement. Je tremble, me mords la lèvre. Il me supplies de ne pas le laisser, de ne pas l'abandonner. Il est encore plus fou que moi. Il me fait peur, j'ai peur de demain, j'ai peur de voir ses pansements, j'ai peur de voir ses bleus, j'ai peur de le voir boiter, j'ai peur de le voir souffrir. Alors pourquoi tout ça, si c'est pour regretter maintenant? Il ne sourit plus. De ce sourire que je déteste, et qui maintenant me manque. Je suis un monstre. Je le lâche là, et m'enfuis à toutes jambes. Où? Ailleurs! Je fuis comme un animal qu'on chasse. Je cours pour échapper à mes prédateurs, la raison, le regret, la tristesse, la souffrance,la peur. Je sais que je ne fuirais pas indéfiniment, il y aura forcément un barrage qui m'empêchera de continuer mon escapade. Quelques choses qui l'attrapera...
This animal I have become.
Paroles en anglais : "Animal I Have Become" deTDG*
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Ecrit le 9 septembre 2007.
[ J'ai mis cinq heures, voir six à écrire! Je le jure! Tout un dimanche devant mon ordi à taper taper taper. Et franchement, j'suis contente du résultat. Cette histoire c'est mon petit bijouuuux, celle que j'ai préféré écrire et relire ensuite. Aaah <3. J'espère que ça vous plaît quand même , j'me sentirais bien conne d'aimer un truc que nous n'aimez pas. ]